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For the culture I Les 2 oeuvres d’art africaines les plus chères au monde

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Les oeuvres d’art africaines les plus cotées sur le marché de l’Art aujourd’hui ne sont pas des pièces contemporaines mais bien des ouvrages traditionnels.

Considérés comme des chefs-d’oeuvre de l’Art Premier, elles sont pour la majorité propriétés de collectionneurs privés ou de Musées à travers le monde. Ce qui fait débat aujourd’hui car de nombreux pays africains réclament la restitutions de ce patrimoine culturel pillé à l’époque coloniale. A l’époque même où les « Indigènes » africains étaient considérés comme des êtres inférieurs, leurs oppresseurs voyaient déjà le génie de leurs arts plastiques et étaient touchés par leur beauté. Mais ils n’imaginaient certainement pas qu’ils prendraient une telle valeur.

LE MASQUE FANG NGIL. GABON

Les masques Ngil étaient portés par des hommes du même nom lors de cérémonie d’initiation et de persécution de malfaiteurs. Le masque, dont on dit avoir inspiré l’artiste Pablo Picasso, a apporté quatre fois son prix estimé à 1,9 million de dollars.haut de 48 cm, en bois, représentant un visage stylisé peint en blanc au kaolin. Merveille géométrique épurée, ce masque blanc « Ngil » du XIXe siècle a été emporté par un acheteur anonyme pour le somme de 5,9 millions d’euros, ce qui en fait l’oeuvre d‘art africaine la plus chère au monde.  Jusque là le record était détenu par une statue de reine Bangwa (Cameroun) vendue 3,4 millions de dollars (2,7 millions d’euros) chez Sotheby’s en 1990.

Masque Fang Ngil. Gabon

LA REGALIA LUBA. RDC

Ce siège à cariatide est emblématique de la civilisation des Balubas Shankadi ( groupe de l’est du Katanga), qui est considérée comme l’une des plus brillantes du continent africain sur le plan artistique. Le siège mis en vente par la célèbre maison d’enchères anglaise Sotheby’s est une régalia, c’est-à-dire un objet symbolique de la royauté. Elle est l’oeuvre de «Maître de Buli» dont l’atelier a façonné des objets royaux liés au règne du Mulopwe Kumwimbe Ngombe et du prince Ilunga Buki entre 1810 et 1840. Harry Bombeck, qui occupait un poste à la Société Anonyme Belge pour le Commerce du Haut-Congo en a pris possession entre 1896 et 1899, année où elle fut expédiée en Belgique. Demeuré à l’abri des regards depuis sa dernière exposition publique, aux États-Unis en 1945, ce siège de 51 centimètres de hauteur a été vendu à un collectionneur privé en décembre 2010 à Paris, pour la somme de 5,54 millions d’euros.

Cariatide Luba de la civilisation des Lubas Shakandi, signée du « Maître de Buli ». République démocratique du Congo

 

T.M.K

 


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